Petit séisme, gros dégâts : la faute au sol

Courrier International 12.05.2011

"Lorca, Murcie et Grenade se situent sur des terrains sédimentaires composés d'alluvions et malheureusement cela facilite beaucoup la propagation de certaines ondes sismiques. En outre, l'épicentre du premier tremblement de terre (d'une puissance de 4,5 sur l'échelle de Richter), se trouvait à 10 kilomètres de profondeur, et celui du second (d'une puissance de 5,1), à peine à un kilomètre", explique un géologue espagnol dans El País. "Cela explique qu'avec des quantités d'énergie somme toute pas extraordinaires les dégâts soient aussi terribles". Le quotidien espagnol rappelle que les secousses ont été perçues jusque dans les étages élevés d'immeubles de Madrid ! La région de Murcie est connue pour ses risques sismiques et ses nombreux tremblements de terre précédents. En 2010, Grenade en avait subi un de puissance 6,1 sur l'échelle de Richter, avec heureusement un épicentre à plus de 600 kilomètres de profondeur et donc très peu de dégâts ; en 2002, à 50 kilomètre de Lorca, la ville de Bullas en avait aussi subi un de magnitude 4,6. Lorca avait déjà été victime d'un séisme à deux reprises en 1674 et en 1918.