Rendu célèbre notamment par son interprétation de Carlos dans la série populaire Aquí no hay quien viva, Diego Martín, 37 ans, également aperçu dans la série Hermanos y detectives ou le long métrage Días de fútbol, est un passionné de culture française. Alors qu'il devrait prochainement collaborer avec l'Alliance française, celui qui rêve à voix haute de tourner en français a accepté de confier au petitjournal.com la nature de son affection pour son deuxième pays de cœur

Benjamin IDRAC (www.lepetitjournal.com - Espagne) Mercredi 1er février 2012

 

Lepetitjournal.com : On vous rencontre souvent dans des évènements consacrés à la culture française, quel est votre lien avec la France ?

Diego Martín : Mon lien commence avec ma femme, qui est française. Nous sommes mariés depuis 8 ans. Avant, j'allais en France comme simple touriste. Je ne parlais pas un traitre mot de français. Quand je l'ai rencontrée, c'est une double histoire d'amour fou qui a commencé, avec elle et son pays. Je suis devenu un amoureux de la France en général, de Paris en particulier. Depuis, je suis toujours ravi de pouvoir participer à tous les évènements qui mettent en avant la double culture.

  

Pouvez-vous nous expliquer ce que vous appréciez particulièrement dans la culture et la langue française ?

D'abord, il faut dire que c'est une très belle langue. Dans la sonorité, la sensualité, la difficulté. En France, je retrouve un sens de la préoccupation pour la langue, pour la beauté de la langue. C'est un côté qui s'est perdu en Espagne. Il y a de l'autre côté des Pyrénées un respect général pour les gens qui parlent bien le français, il existe encore ce profond respect de la langue. J'admire cela. Par ailleurs, j'aime bien le mode de vie à la française. Je ne suis pas du tout d'accord avec le cliché espagnol qui fait de la France un pays européen plus froid. La façon de vivre des Français est beaucoup plus proche du mode de vie espagnol que l'idée générale qui est sans cesse avancée, ici en Espagne. La notion de partage, la qualité de vie, le liens d'amitié, tout ce côté me plaît énormément en France. Comme toute cette mise en scène qui perdure dans les bonnes manières. Cet espèce de théâtre au bon sens du terme.

 

Comment s'est déroulé votre apprentissage de la langue française ?

Je parle anglais depuis très jeune mais l'apprentissage d'une langue est différente pour un adulte. Le français, je le parle à l'oreille. Je n'ai rien étudié, je fais tout à l'imitation. Pour résumer, le français aura été la découverte d'un mystère. Le déclic, pour un adulte, c'est quand on commence à comprendre ce que l'on entend dans la rue, à se débrouiller seul. Maintenant, à la maison, on parle fragnol !

 

Quelles sont vos références en matière de culture française, avez-vous lu certains grands auteurs ?

J'ai essayé de lire certains auteurs français mais plutôt contemporains. Je n'ai pas franchi le pas qui me sépare des grands auteurs classiques. Pourtant, il est sans doute plus simple de lire le français que de le comprendre à l'oral. Pour le moment, j'en suis resté à Frédéric Beigbeder ou Michel Houellebecq.